BIA Aéromodélisme

 

 

Préambule :

Toutes les dénominations de pièces ou parties d'un aéromodéle sont les mêmes que sur un aéronef.
Toutes les données et contraintes de l'aérodynamique sont rigoureusement les mêmes que pour l'aéronautique, donc les formules, les lois de la fluidité et de l'aérodynamique, ainsi que les contraintes des matériaux sont identique et ne tendent que vers un seul but : la maîtrise du poids, de la portance et de la finesse.

Historique :

L'aéromélisme est régit par la Convention relative à l'Aviation Civile Internationale signée en décembre 1944 à Chicago et ratifiée en novembre 1946.
En France le décret d'application a été publié en décembre 1969. Il stipule que toute activité d'aéromodélisme dépend de la Direction de l'Aviation Civile, sous tutelle de son ministère.
    • Tout modèle réduit volant est officiellement appelé : "Aéromodèle". Suivant la définition de l'Arrêté d'août 1986, il peut s'agir de n'importe quels objets volants radiocommandés ou non, motorisé ou non, sans pilotes, ni personnes à bord. Tout aéromodèle est soumis à réglementation.

Catégories :

Les aéromodèles sont divisés en 3 grandes catégories, plus des "inclassables" eux aussi soumis à réglementation.
    1. Catégorie I : Tout appareil de masse inférieure à 12 kg et de moins de 50cc de cylindrée moteur (cette catégorie ne nécessite pas d'autorisation spéciale)
    2. Catégorie II : Tout appareil de plus de 12 kg (obligation de déclaration auprès du District Aéronautique)
    3. Catégorie III : Tout appareil de plus de 25 kg (déclaration obligatoire auprès de la Direction Générale de l'Aviation Civile)
    4. Hors catégorie : Les "Grands modèles ou "Petit gros" d'une échelle égale ou supérieure à 1/4, la construction comme le pilotage sont soumis à l'Arrêté du 25 août 1986 et dépend de la DGAC.
    5. Catégorie spéciale : les plans d'eau (rivière, fleuve, lac, mer, etc ....) servant de base à des aéromodèles hydravions, devront faire l'objet d'une déclaration, soit aux autorités dont dépend le plan d'eau, soit à la Préfecture Maritime s'il s'agit de mer.
    • Les ballons devront être captifs.
    • Les aéronefs en "vol circulaire" ne font l'objet d'aucune réglementation autre que le code civil ou pénal (bruit, mise en danger d'autrui, etc ......
    • Enfin les aéromodèles de démonstrations publiques, doivent être déclarés auprès de l'Aviation Civile et le pilote doit avoir une licence spéciale de voltige correspondant au modèle en question.

Déclaration & homologation d'un terrain :

  • Un terrain ou "aéromodeldrome" " (voir décret) doit pour être homologué faire l'objet d'une déclaration en Préfecture, avec copie au District Aéronautique. Ce dossier doit contenir :
    • Un plan précis, issu du cadastre, permettant de situer le terrain par rapport aux routes, aux habitations, pylônes, etc....
    • L'autorisation du propriétaire du terrain.
    • L'avis du Maire.

Pour l'homologation le District Aéronautique s'appuie sur les critères suivant. Le terrain doit être situé :

    1. Hors des servitudes aéronautiques d'un terrain d'aviation voisin (axe de décollage, d'approche, voies aériennes, etc...).
    2. Hors des servitudes radioélectriques d'un terrain d'aviation voisin (communications, navigations, secours, etc ....).
    3. A plus de 300 m., d'habitations (à partir de la piste)
    4. A plus de 175 m. d'une autoroute ou Nationale (R.N.), ou voie ferrée.
    5. A plus de 150 m. d'une Départementale (R.D.).
    6. A plus de 4 km d'un autre aéromodeldrome (risque de brouillage radio).

Réglementation :

    1. La priorité doit être laissée aux aéronefs, les aéromodèles doivent manœuvrer de manière à éviter l'abordage.
    2. Le volume d'espace défini pour un terrain n'est pas exclusivement réservé aux aéromodèles et ceux-ci ne doivent pas faire obstacle à la libre circulation des aéronefs.
    3. Par décret l'utilisation d'un terrain est subordonnée à la présence d'un Responsable délégué agréé par la FFAM (Fédération française d'Aéro Modélisme) chargé de faire respecter les réglementations, il peut aussi décider de fermer le terrain (danger, météo, .....) il peut faire appel à la force public, même sur un terrain privé.
    4. Le terrain doit obligatoirement disposer d'un panneau d'affichage, comprenant la réglementation nationale et locale, le règlement de l'association, les horaires d'ouvertures et fermetures du terrain, le plan du volume de vol, et éventuellement des NOTAM. Un panneau de fréquence est fortement recommandé.
    5. Le terrain doit disposer d'une manche à air et le vol n'est pas conseillé au-dessus de 25 Nœuds, à cette vitesse le Responsable peut fermer le terrain.
    6. Les vols ne sont autorisés que pendant les heures diurnes aéronautiques.
    7. L'interdiction totale de survol de toutes voies de circulation, de personnes, d'animaux, même isolés.
    8. Les manifestations ouvertes au public sont soumises à la circulaire ministérielle (novembre 1997), relative aux manifestations aériennes.
    9. L'utilisation d'un silencieux moteur est obligatoire, sauf en manifestation publique.


L'AEROMODELE

Les matériaux :

  • Le basa, le spruce, le carbone, le thermoplastique (ou SOLAR), le peuplier et le contre-plaqué aéromodélisme balsa + peuplier (CTP).
    • Le balsa et le plus léger (150 kg/m3), le spruce ensuite puis le carbone.
    • Le balsa est résistant à la traction et à la flexion, le CTP sert de renfort.

L'aile :

  • Elle peut être coffrée ou entoilée, dans les 2 cas elle est nervurée, il n'existe pas d'ailes pleines.
    • Le meilleur entoilage est la soie (très chère), on utilise donc le thermoplastique ou SOLAR.
    • Le coffrage, en balsa 10/10, serait parfait si ce n'était son poids. Cependant l'aile est plus lisse, plus solide et résiste mieux à la torsion.

Le fuselage :

  • En balsa renforcé avec du CTP il peut être ajouré et entoilé. Le poids gagné avec l'ajourage doit être au moins égal au poids de l'entoilage. Le gain de poids viendra du fait qu'avec l'entoilage il ne faut ni mastiquer, ni peindre.
  • Le matériel embarqué devra être solidement arrimé.

La radiocommande :

  • Elle se compose de l'émetteur, au sol et du récepteur embarqué. La fréquence de l'émetteur est réglementée, elle se situe entre 27 et 29 mhz et 70 et 72 mhz, sa puissance ne peut excéder 2 watts. Une alimentation doit être embarquée, pour le récepteur et les servomoteurs. L'émetteur contient un quartz et sa fréquence est inscrite dessus (ex : 41.080 mhz) le récepteur doit impérativement avoir la même fréquence

Les servomoteurs :

  • Contrôlés par la radiocommande ils font fonctionner tous les organes mobiles de vol, les gouvernes de dérive et de profondeur, les ailerons, les volets, le débit du carburant, et les accessoires (train rentrant, etc ....).

La motorisation :

  • Thermique, 2 ou 4 temps, ou électrique. Elle doit être adaptée en puissance à l'appareil, le plus puissant n'est pas forcément le meilleur. L'hélice doit être adaptée au moteur elle se définit par son diamètre et son pas, exemple : 16x6.

Le carburant :

  • Il s'agit d'un mélange de :
    1. méthanol
    2. d'huile de ricin (ou de synthèse)
    3. de nitrométhane (Pas nitroglycérine !!!!!!)


CONSIGNES DE VOL

Dès votre arrivée sur le terrain déclarez votre présence au Responsable de terrain.

    1. Affichez votre nom et votre fréquence sur le tableau des fréquences. Vérifiez qu'aucune fréquence identique n'est affichée, sinon changez de quartz sur l'émetteur et sur le récepteur ou prévenez le Responsable.
    2. Faites une visite prévol, vérifié le carburant, la batterie, la concordance de fréquence entre émetteur et récepteur.
    3. Après autorisation du Responsable allumez votre émetteur.
    4. Démarrez votre moteur, réglez le pointeau de richesse en vous tenant derrière l'avion et en glissant le bras le long du fuselage, à cause un danger de l'hélice.
    5. Essayez vos commandes radio.
    6. Sur autorisation du Responsable, mettez l'appareil sur la piste avec l'aide éventuelle de tiers personne.
    7. Faîtes un taxiage d'essai et revenez au point de décollage.
    8. Au top du Responsable décollez face au vent et respectez le règlement tout au long du vol.
    9. En quittant le terrain retirez votre fréquence du tableau et prévenez le Responsable de votre départ (pour les assurances).